Mesrine, Portrait-robot d’une reconstitution

Dès la scène d’ouverture du film, le choix de Richet pour présenter Jacques Mesrine synthétise toute la démarche de  son entreprise fictionnelle. Le corps du criminel (ce corps recherché, traqué, maintes fois filmé, diffusé sur les postes de télévision) ne peut entrer dans la représentation de la fiction qu’une fois démultiplié. Ainsi, ce qui articule l’énergie du générique, c’est moins le corps, son énergie dans un cadre, mais bien au contraire sa force et sa puissance soumise à tous les angles qui le représentent. Les mouvements du corps de Jacques Mesrine sont les mouvements « des corps d’un seul homme » (un corps affilié à sa représentation médiatique, laquelle démultiplie sa présence) rangés par cases et à un  rythme parfois légèrement désynchronisé. Cette ouverture est une ouverture médiatique, une ouverture en forme de multi-caméra à l’heure du numérique, une possible relecture des bandes d’enregistrement de ce jour de 1979 où Jacques Mesrine, encerclé et sur ses gardes, est à quelques kilomètres de rencontrer la mort. L’image démultipliée,…

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