AUDREY DANCE WITH ME – TWIN PEAKS, THE RETURN

"Le style est puissance isolante." Gabriele d’Annunzio Twin Peaks, d’abord, c’est la bonté. Malgré toutes les horreurs qui l’épouvantent depuis les bois, il faudrait avoir le cœur gorgé à ras-bord de Garmonbozia (cette substance bileuse, corn & cream from the black lodge) pour ne pas avoir eu envie de vivre à Twin Peaks à l’issue du visionnage des deux premières saisons de la série de David Lynch et Mark Frost. Quel spectateur n’a pas formulé ce rêve éveillé devant son écran ? C’est irrésistible : rien qu’une note de vibraphone et on crève d’envie d’y retourner. La chevaleresque courtoisie des agents du FBI qui visitent la ville et la tendresse des âmes qui la protègent, la grâce des admirables jeunes femmes qui font battre son cœur et tous ces personnages qui donnent toute sa beauté et son sens à la vie de Twin Peaks, le bras au feu on le jure, donneraient du sens à la nôtre. Si ce sentiment parvient à s’emparer du spectateur, c’est que…

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