Fidel Castro, Welcome to Los Angeles

Figure iconique et médiatique par essence, Fidel Castro Ruz né en 1926 a fait couler une encre torrentielle dans la presse, les centres de recherche et les universités. Nombre de fois, il aura été mal perçu, incompris ou clairement déformé par la propagande anti-castriste. Le personnage en lui-même, en tant que modèle a su résister à l’offensive médiatique, lui opposant sa propre stature, cohérent pour certains, “têtu” pour d’autres. Cette personnalité aux traits si multiples a oscillé entre la séduction et la fermeté des idées qui découlent de sa logique anti-impériale. Cette base transférée dans le champ des représentations a créé une combinaison plusieurs fois reportée sur des tentatives de globalisation esthétique. En tant que dirigeant politique, Fidel Castro n’a lui, jamais cédé aux tentations de ce “pragmatisme” indissociable de l’ère néolibérale, imposant une sorte d’inertie à l’idéologie hégémonique. Il n’aura ainsi rien concédé au ramassis typique de l’esprit d’un temps à la gloire du généralisme, ni à sa rhétorique. Sa réponse aura été celle de la défense du dessin de sa propre créature notamment à travers la défense de la Révolution et de ses acquis, tout en restant attentif et inlassablement présent face à l’actualité de ce qui lui était imposé, opposé sous le terme vulgaire de “globalisation”.

Le personnage “Fidel” devenant peu à peu une icône, a marqué la persistance du mythe jusqu’à suivre sa sépulture au mois de novembre dernier, peut-être parce qu’il avait lui-même très bien saisi cette mécanique moderne ancrée dans l’antique occidental. Au fur et à mesure que le mythe grandissait, une nouvelle offensive médiatique fut menée tout au long de son existence et jusqu’au fil de sa mort, lui opposant souvent des portraits où prévalait la pantomime de la lutte, son ridicule déguisement et ses idées pré-formatées. La propagande anti-castriste aura eu deux grandes étapes : la première après 1959, la seconde après 1989. Historiquement cette dernière campagne fut déclenchée avec la chute du mur de Berlin, date clé de l’accélération de l’hégémonie du capitalisme néolibéral et de l’effondrement de l’URSS. Les médias alignés sur la base de l’opposition des forces ont alors entamé un nouveau chapitre du livre noir ouvert par l’ère néolibérale, insistant sur la célébration quasi onaniste d’un hypothétique monde libre, cherchant à effacer presque toute expérience anti-capitaliste, anti-impérialiste et révolutionnaire dans le monde entier. Ce phénomène d’oblitération constitue la plus lointaine perspective du point de vue de la bourgeoisie, nous en avions parlé sur Sédition à l’occasion des manifestations de 2016 en France. Cuba et Fidel, binôme incontournable de cette guerre du discours, n’aura pas été l’exception. Du côté latino-américain, européen et états-unien, l’expérience cubaine fut représentée telle une cible, visant surtout le non-droit à l’autodétermination.

Le cinéma, comme la presse, a aussi contribué à cette monstration aux allures de dénonciation de ces deux portraits du personnage telles les deux faces d’une même pièce de monnaie globale. Jusqu’à présent, les matériaux filmiques ont été abondants, il reste, plus que jamais nécessaire de distinguer d’où provenait le discours.

Qualifié de “cinéaste le moins connu au monde” par l’écrivain, journaliste et scénariste colombien Gabriel García Márquez (1927-2014), Fidel Castro était, en effet, lui-même un imagier, cinéaste armé de son propre combat en guise d’iconographie. Le rapport au cinéma entretenu par le révolutionnaire fut d’ailleurs très intense, il aimait cet art dans toutes ses manifestations. Lui qui déclara qu’il avait toujours regardé de “bons films, tous genres confondus”. Pour lui, le cinéma s’apparentait à une “grande bataille pour l’identité”, un “champ de bataille politique”, une expérience pédagogique et culturelle de la guerre. Selon ses dires, il appréciait le cinéma français, mexicain et hollywoodien, nourrissait une fascination pour Brigitte Bardot, Charles Chaplin et pour l’acteur comique mexicain réputé Mario Moreno plus connu sous le pseudonyme “Cantinflas”. En outre, il eut des relations de proximité avec des acteurs célèbres tels que Gérard Depardieu, Robert Redford, Danny Glover et Kevin Costner ainsi qu’avec des réalisateurs très importants tels que Francis Ford Coppola, Oliver Stone, Steven Spielberg et Chris Marker, entre autres. Il garda longtemps, à ce propos le désir secret d’entreprendre le métier d’acteur de cinéma. Ce rapport direct au septième art fut caractérisé aussi par une expérience physique en tant que figurant et bien sûr à travers l’exercice plus ou moins indirect, en tant que sujet de nombreux films de fictions et “documentaires”, focalisés sur la révolution cubaine. Mais ce qui condense sans doute le mieux la relation qu’il entretenait avec la matière filmique fut son expérience en tant qu’animateur de la politique culturelle cubaine, soutenant ainsi la création de l’ICAIC (Institut cubain des arts et de l’industrie cinématographique) en 1959 et l’École de cinéma de San Antonio de Los Baños en 1986.

Jeune étudiant à l’Université de La Havane, Fidel Castro participa en tant que figurant à trois films américains, dans des comédies légères et nonchalantes produites par la Metro Goldwin Mayer. Ainsi on peut le voir dans Le Bal des sirènes en 1944, du réalisateur George Sidney, avec la nageuse Esther Williams et Red Skelton, dans lequel il jouait le rôle d’un séducteur latino, dans la comédie musicale Easy to Wed en 1946, des réalisateurs Edward Buzzell, Buster Keaton et Edward Sedgwick et dans la comédie musicale Holiday in Mexico en 1946, du réalisateur George Sidney avec Walter Pidgeon, Roddy McDowell et le chef d’orchestre catalan Xavier Cugat, jouant un petit rôle de danseur et de chanteur dans un orchestre. Ces comédies de l’industrie hollywoodienne étaient une diversion bien sûr, intégrées au véhicule de propagande et à son “American Dream” dont Fidel Castro finira par symboliser, au sens propre l’ennemi public. Pour autant la participation directe de Fidel Castro dans le cinéma hollywoodien fut éphémère, mais reste oubliable en soi.

checastrofidel

“Pour moi, cette lutte, ce mouvement du nouveau cinéma, constitue une grande bataille d’une énorme transcendance, non seulement pour notre identité, mais aussi pour notre libération, pour notre indépendance, pour notre survie. Si nous ne nous différencions pas du point de vue culturel, nous ne survivrons pas du point de vue économique et politiquement.”
 
Fidel Castro

La fiction cinématographique au cœur de l’imagerie de Fidel Castro conduit, dans certains cas, la production à fabriquer une réelle correspondance avec ce que la propagande avait pour but de fixer dans l’imaginaire collectif. Une des interprétations des plus fameuses fut celle de Jack Palance dans le Che de Richard Fletcher en 1969. Ce film, prétendument biographique consacré à Ernesto Guevara, présente une fidèle caricature du système de défense hollywoodien. Castro y apparaît en obtus guérillero latino-américain, dogmatique et dépourvu d’idées propres. Fletcher a reproduit, caché derrière « l’auteurisme » individualiste propre à la production de masse, les stéréotypes “exotiques” et communs si cher à la propagande médiatique et politique soutenue par le Département d’État, lequel ne ménageait pas ses efforts quant à la représentation de ses propres “projections” décrivant le guérillero tel un sauvage mangeur d’enfants. Une variation autour du thème de la répétition stéréotypale russe pendant les campagnes électorales en Europe occidentale (comme en Italie, par exemple) au cœur de la période de construction des appareils de la Guerre froide. Au début de sa longue carrière, l’insatiable ennuyeux Woody Allen s’est prêté lui aussi à l’exercice et a cru bon de jouer sur le registre glissant de la parodie. Le résultat fut, comme à l’habitude de ce cinéaste, décevant, un produit trop volontairement décalé, pourtant bien en phase avec l’industrie hollywoodienne propre à Bananas (1971), film qui exploite de façon exacerbée la vision d’un monde non occidentalisé comme sauvage, une mise en circulation de la terreur pour être consommée et digérée rapidement, dans le confort assoupi de la “démocratie libérale”.

En 2000, sort la comédie Company Man, une coproduction états-unienne-franco-britannique qui se révèle par son échec critique et financier. Elle est réalisée par Peter Atkin et Douglas McGrath, l’acteur australien Anthony LaPaglia y interprète un Fidel coincé dans une histoire typique de la Guerre froide farcie d’un complot finalisé par son renversement. En 2005, l’acteur cubano-états-unien Andy García, fervent anti-castriste et nostalgique de l’époque qui précédait la Révolution, signe le film The Lost City, qui compte sur la collaboration du virulent et tout aussi anti-castriste Guillermo Cabrera Infante, écrivain et auteur du scénario. Andy García se révèle aussi manichéen que son film, lequel apparaît tel une transposition plastique quasi-littérale de la littérature de Cabrera Infante dans l’industrie propagandiste. Le Fidel du film, interprété par l’acteur Gonzalo Menéndez, est naturellement placé dans le camp de la perversion communiste, celle-là même qui annonce la fin de Cuba, succursale de la mafia, des boîtes de nuit, du jeu et de la prostitution associée aux mesures drastiques de moralisation de la vie publique, obligeant le gérant de la boîte de nuit à préférer l’exil à la révolution culturelle. Ce film synthétise à lui tout seul le fantasme de la contre-révolution permanente poussant parfois le scénario historique dans ses retranchements à l’image d’Alejandro González Padilla qui avec I love Miami présenté comme un drame politique va jusqu’à inventer de toutes pièces la fuite à Miami d’un Castro âgé, interprété par l’acteur Juan Luis Gallardo, un homme voûté et larvaire après avoir subi plusieurs attentats.

Le cinéma a aussi utilisé le personnage à travers les images d’archives, tel fut le cas du grand film d’espionnage d’Alfred Hitchcock, inspiré du roman de Leon Uris, Topaz (1969), de Scarface (Brian de Palma) et de JFK (Oliver Stone). Le cas le plus singulier de cette mutilation des images fut celui de Cuba, la bella (1996) du réalisateur Ricardo Vega, dans lequel les archives de Fidel sont résolument remplacées par ses mots, c’est-à-dire par ses discours, dans une tentative de jeu dialectique entre les idées, le propos et la réalité concrète.

La télévision a aussi accueilli le personnage dans presque 50 séries dans lesquelles Castro oscille entre figure iconoclaste de la propagande et quelques efforts de présentations plus équilibrées des points de vues. À l’inverse d’un épisode des Simpsons dans lequel nous est présenté brièvement un solitaire corrompu, avide d’argent et d’enjeux personnels tentant de vendre l’île des États-Uniens, lesquels tentent de leur côté de l’acheter, à l’image d’un des plus sordides chapitres d’ingérence américaine inséré dans la politique latino-américaine.

Le traitement du personnage de cinéma fictionnel a été trop souvent décevant à bien des égards, certains réalisateurs ont préféré, pour des raisons commerciales et politiques évidentes, suivre le scénario idéologique dicté par Hollywood au delà de son royaume. Et en ce sens il n’y eut que trop rarement un effort quant à la représentation d’un Castro “fidèle” à ses luttes, même coincées dans une perspective dialectique de guerre idéologique contrariée par le sens critique d’une quelconque opposition. Il apparaît surtout que trop de films aient fait des concessions dialectiques intégrant les raccourcis “rentables” d’une “pensée de masse” inexorablement liée à l’indépendance, faisant du choix de la complaisance, le moteur même du processus de construction et de fixation du “sens commun”. Sans tomber sur le terrain apologique ni hagiographique, il aura manqué le ménagement d’une place pour la complexité du personnage, des enjeux concrets de la révolution et de son ampleur, en la traduisant par des écarts temporels ou discursifs assumés ou un certain recul, indépendamment des sympathies ou des adhésions.

Castro-confrontation

En 1974, Waiting for Fidel, du réalisateur Michael Rubbo est peut-être la première tentative offrant un point de vue canadien sur Fidel et la Révolution cubaine ; les trois protagonistes d’un cinéma qui nous concernait encore. Dans ce film, le réalisateur, l’ancien premier ministre des provinces du Newfoundland, Labrador Joey Smallwood et le magnat des médias Geoff Stirling voulaient rencontrer Fidel Castro, sans succès. Dans l’attente d’un film construit sur le dialogue et le phrasé si particulier du révolutionnaire, ils explorent la rhétorique propre au quotidien de Cuba et de la Révolution après 14 ans de victoires. L’enjeu est enfin à la hauteur des implications concrètes, donc logistiquement philosophiques d’un combat muet. Ce dialogue à trois est d’une richesse trop rare. Le film se propose de faire une analyse aussi sérieuse qu’indépendante de la situation, un postulat qui vient signer par sa logique toute la politique étrangère du Canada dans ses rapports à l’île. Le réalisateur et documentariste cubain Santiago Álvarez produit deux documentaires très importants du point de vue cubain : El octubre de todos et le bref Mi hermano Fidel en 1977. Au cours de cette même année, Mi hermano Fidel du journaliste italien latino-américain Gianni Minà, cherche à décrypter le personnage dans son contexte cubain et ses analyses depuis les points de vues frontaux de la politique cubaine, latino-américaine et internationale, dans une dialectique de résistances réciproques. On peut y voir un Fidel à 360 degrés, inscrit depuis son dialogue avec Minà. Le film ne cache pas le penchant de Castro pour le monologue et les réflexions à voix haute, mieux, il le met enfin en exergue et en accord avec le discours critique porté par le révolutionnaire sur l’oppression américaine notamment. Peut-être le documentaire de Minà servira-t-il comme matériel discursif à d’autres films fleuves sous la forme de dialogues avec Castro, du moins cette rencontre enregistrée peut-elle permettre de faire résonner une voix claire sortie de cette bouche toujours embrumée. Une autre voie sera tracée en 1979. Le journaliste Jon Alpert réalise le documentaire Travelling with Fidel qui sera diffusé sur CNN. Le film s’ouvre sur l’avion de Cubana dans lequel Fidel Castro voyage. Il présente la délégation gouvernementale et quelques journalistes de New York, à l’occasion de l’Assemblée générale de l’ONU où Castro prononcera, en tant que président du Mouvement des pays non alignés, son célèbre discours sur l’état du monde. Le film met en avant la trajectoire d’une allocution des plus efficaces et fortes au sein d’une organisation internationale, d’un dispositif réglementé, par essence tendu comme un piège. Le documentaire d’Alpert avance au rythme d’un “road movie”, dans lequel apparaît enfin un Castro très personnel, à l’aise à New York, chez l’ennemi et réalisant lui-même une très belle opération de communication sur son gouvernement et sa propre place dans le monde.

Une mention spéciale revient aux travaux d’Oliver Stone et de Steven Soderbergh. Stone est peut-être un des réalisateurs parmi les plus critiques envers la politique extérieure de son propre pays, surtout lorsqu’il fait le choix d’axer sa caméra sur l’Amérique latine. Lui qui déclara à propos de Fidel Castro : “Il y eut une grande empathie entre lui et moi. J’ai adoré l’écouter parler. Il me semblait que nous nous connaissions depuis longtemps, et pas seulement parce qu’il était un admirateur de mes films.”. D’après ses dires, il commença à s’intéresser à Cuba et à l’Amérique latine alors qu’il travaillait sur le très fameux Salvador dans lequel il explore le théâtre de la guerre depuis ses coulisses, son ingérence états-unienne en Amérique centrale. Avec South of the Border en 2009, dans lequel il entreprend une enquête sur le processus progressiste en Amérique latine, il réalise une sorte de “road movie” historico-politique dans l’actualité géopolitique d’un entretien avec des leaders tels que Hugo Chávez. Il est allé jusqu’à prendre explicitement le parti de briser le cercle ahurissant du fictif à la base de la communication propagandiste en produisant en 2003 Comandante pour le cinéma et Looking for Fidel un an plus tard pour la télévision : deux “films documentaires” qui tentent de présenter un portrait assez complet de Castro en travaillant là encore, derrière le rideau de barbe associé à la terreur sur ses propre terres, la parole et le langage de son contrechamp. Le réalisateur a dû combattre la censure de son pays, toujours prête à s’abattre sur les nuances des conflits. Stone nous présente un Fidel vieillissant et loquace, toujours attaché à ses principes et à ses idées, un homme qui maîtrise la dialectique et s’en sort très bien face à la curiosité souvent provocatrice des États-Unis. Le réalisateur met en scène un documentaire axé sur la complexité de son personnage dans toute une série de situations. Castro par Stone est en mouvement, le cinéaste souligne les traits d’un visage humain et politique, brisant ainsi par la figuration personnelle du combat certaines images fixées comme autant de banderoles. Peut-être Stone a-t-il su construire un nouveau type de récit plus “mûr” en s’écartant complètement de ce que le spectateur avait pu voir par le passé et pour l’avenir : un homme de contradictions, de désirs, d’idées, nourri par une perception toujours plus critique du capitalisme, le combat d’une vie entière. En ce sens, Comandante et Looking for Fidel apparaissent avec un peu de recul tels de nouveaux essais politiques anti-conformistes, restituant un certain sens de l’Histoire dans un contexte de post Guerre froide d’où flotte encore aujourd’hui comme un parfum aigre fuitant depuis l’antichambre de ce que l’on appelle désormais glacialement : “ la mondialisation”.

Che-moyenne

Steven Soderbergh, réalisateur des films biographiques Che, l’Argentin et Che, Guérilla, doit beaucoup de sa belle réussite à la collaboration de Jon Lee Anderson, journaliste et biographe le plus lucide et rigoureux d’Ernesto Guevara. Le film réussit sans doute la meilleur réflexion de la fumée sous les traits du mexicain Demián Bichir. Cette adaptation des biographies conjointes de ces deux personnages se fait au fil du film bâti comme le “récit” le plus “philologique” que le cinéma n’ait jamais produit sur Castro. Les relations entre les deux hommes sont fidèles à l’amitié humaine et politique qui fut la leur par et depuis la lutte, un défi esthétique au cœur des combats et des morts qui outrepassent toute divergence pouvant les opposer. Les objectifs communs visant la construction d’une expérience historico-politique exceptionnelle sur le continent, le film tient toutes ses promesses. Demián Bichir a réussi, grâce à cette capacité que seuls possèdent les très grands acteurs – puisqu’il en est question en ce moment sur Sédition, à s’approprier totalement son personnage pour le restituer, en évitant de produire le masque figé de l’idéologie dominante par l’appui exacerbé des traits naturels et hypnotiques de Fidel Castro.

Ce dessin continuera à faire parler le portrait car il a laissé l’empreinte d’une des expériences politiques des plus complexes dans l’Histoire, de par l’opposition de son propre être face à l’hégémonie du mondialisme. Rien n’étant définitif, il y a fort à parier que la machine à images “Fidel Castro” continuera de produire des récits et des figurations de toutes sortes, positives comme négatives, éternellement. Le défi du cinéma restera celui de faire l’Histoire après Castro, et pose la question, propre au progressisme même des images, celles des nouveaux récits.

Commentaires

commentaires

Publié par
More from Luis Dapelo

Images d’Amérique, ruptures et continuités

L’Amérique de Donald Trump voudrait déstabiliser la Corée du Nord. C’est là...
Lire la suite

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *